A l'occasion de la fête des musées, la Société historique et archéologique du Val de Sèvre invitait ce dimanche 20 mai 2012 le public à visiter son local, 5 rue du Faubourg-Charrault, à côté de la bibliothèque Jacques-Fouchier, à Saint Maixent l'Ecole (Deux-Sèvres).
De l'extérieur rien n'indique la présence de l'association :
A l'intérieur on découvre un charmant petit musée consacré aux objets de la vie quotidienne des derniers siècles :
Ainsi qu'une petite salle de travail remplie d'archives d'histoire locale :
Le local est ouvert aux chercheurs le premier mercredi du mois, à partir de 15h.
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A l'occasion du millénaire de la ville, le service des archives de Parthenay vient de mettre en ligne une exposition virtuelle.
http://archives.cc-parthenay.fr/tresors/
Siècle après siècle, des photos de monuments remarquables assorties d'explications.
Pour le XVIème siècle, on apprend qu'Henri de Navarre a mené campagne dans la région en 1587. Après avoir pris Chizé, il s'est installé à Saint-Maixent et a menacé Parthenay.
Information confirmée par la correspondance du roi mise en ligne sur wikisource :
http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Henri_IV_-_Lettres_Missives_-_Tome2.djvu/296
En bonus pour le XVIème siècle, un objet curieux :

Le printemps, c'est pour les pros la saison des colloques, avant les fouilles de l'été.
Voici deux prochains colloques dont le sujet concerne l'archéologie melloise : les poteries funéraires, et l'évolution de la fortification au début de l'époque féodale.
Malheureusement, placés en semaine, ils se trouvent pratiquement inaccessibles aux amateurs. Il leur faut attendre la publication des actes du colloque, longue à venir, coûteuse, et rapidement introuvable.
Ils se trouvent annoncés dans la revue de presse de la société Hadès :
http://www.scoop.it/t/hades-archeologie
Des pots dans la tombe
http://www.unicaen.fr/ufr/histoire/craham/spip.php?article630&lang=fr
IXe-XVIIIe siècle Regards croisés sur une pratique funéraire en Europe de l’Ouest
Colloque international organisé par le Centre Michel de Boüard-CRAHAM - UMR 6273
Université de Caen Basse-Normandie
30-31 MAI 2012
Parmi les communications :
Colloque de Chauvigny "Demeurer, défendre et paraître" :
Orientations récentes de l’archéologie des fortifications et des résidences aristocratiques médiévales entre Loire et Pyrénées
du 14 au 16 juin 2012
Colloque organisé par le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, la Conservation des musées de Chauvigny, avec la participation du SRA Poitou-Charentes
Parmi les communications :
Le rédacteur de ce blog vient de mettre en ligne sous le titre "de quel bois se chauffent les seigneurs de Brie ?" sur http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article1831 un petit dossier du XVIème siècle, repéré à Niort par Jean-Paul Bailleul, concernant des cadeaux en nature (arbres et bois de chauffage) accordés par les derniers Valois à des membres de la famille de la Rochechandry. Ces faits intéressent l'Aunis, même si ces La Rochechandry possédaient aussi quelques biens dans le Mellois.
Pendant des millénaires le bois a servi à tout : la charpente, l'outillage, la cuisine, le chauffage, les activités industrielles ... Or son économie, peu étudiée, est mal documentée.
Dans le cas de ce petit dossier La Rochechandry, beaucoup de questions restent sans réponse. En vrac :
Extrait des Chroniques saintongeaises et aunisiennes - Hippolyte d’Aussy - Saintes - 1857
texte mis en ligne sur http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article1465
Saint-Jean d’Angély, le 5 nivôse an VI (25 décembre 1797).
[…] un projet qui fournirait de nouvelles richesses, conserverait des milliers d’hommes et ferait rendre, dans le port de Rochefort et à bas prix, une immense quantité de bois de construction pour les vaisseaux, bois qui ne peuvent sortir de l’ancienne province de Poitou, par l’impossibilité de les transporter avec des voitures ; les fers pour les arsenaux, les chanvres pour les corderies, les farines et minots pour les armements, qui se fabriquent à Salles, à la Motte-Saint-Héraye et lieux circonvoisins, et dans toutes les saisons ; alors le port de Rochefort deviendrait effectivement le nourricier de celui de Brest et de nos colonies, tandis que, dans la supposition actuelle, il ne peut remplir son indication parce que les farines et minots qui se tirent des lieux ci-dessus désignés, et qui sont destinés pour nos flottes et nos colonies, se transportent par terre jusqu’à Saint-Jean-d’Angély, ce qui en tierce le prix, pour être ensuite embarqués sur la Boutonne […]
Tiercer le prix ? En général "tiercer" signifie "diviser par trois". Mais il peut aussi signifier "faire un troisième labour". Ici je crois qu'il faut comprendre, non pas "multiplier par trois" ("tripler"), mais "augmenter le prix d'un tiers".
L'expression, ainsi comprise, reste ambiguë, puisque augmenter d'un tiers peut signifier passer de 100 à 133, ou de 100 à 150.
Pour vaincre ces obstacles, il s’agit : […]
2° De rendre la rivière navigable, depuis Saint-Jean-d’Angély jusqu’à Chef-Boutonne, distant de sept lieues dans la ligne la plus droite, en indemnisant les propriétaires riverains en raison de la perte de leur propriété compensée avec les avantages opérés par le dessèchement de leurs domaines.
J’ai un plan par lequel il est démontré que quatre écluses suffiraient pour le canal, et une cinquième à la tête d’un déversoir, qui serait ouvert pour fournir l’eau nécessaire aux moulins, depuis Chef-Boutonne jusqu’à Saint-Jean-d’Angély, en combinant pendant l’été les besoins de la mouture et de la navigation.
[…] Cinquante mille arpents de terre, depuis Tonnay-Boutonne jusqu’à Chef-Boutonne, qui ne produisent que du jonc et des roseaux, et, dans quelques parties, des herbes de médiocre qualité, et qui, desséchés, deviendraient des champs à blé, à chanvre et des prairies fertiles ; les fleurs odorantes, dont elles seraient couvertes, changeraient l’air mortifique en air vital ; les hommes n’y seraient plus accablés par les maladies causées par les miasmes fétides, exhalés chaque année, pendant l’été, dans ces terrains marécageux … La population doublerait par le bon air et l’accroissement de l’agriculture et du commerce, qui y amènerait de nouvelles richesses.
Les riverains de la Boutonne, accablés par les miasmes fétides, apprécieront. Il n'est peut-être pas trop tard pour changer l'air mortifique en air vital en couvrant les abords de la rivière de fleurs odorantes.
Ce texte de 1797, qui paraissait toujours d'actualité en 1857, nous rappelle que pendant des
millénaires le transport fluvial a été le plus sûr, le plus rapide et le moins coûteux. Le chemin de fer a bouleversé la donne (1860-1960), remplacé actuellement par les autoroutes et les camions
(1960-2012-?). Mais ces camions, dont le bilan écologique est catastrophique, ne paient pas les équipements routiers qu'ils utilisent.