le mortier mystérieux

Publié le par François Vareille

 Ça, c'est la colle !

 Ce mortier n'a pas été trouvé dans le Mellois, mais sur un fond marin de la côte atlantique, hors de tout contexte archéologique.

 Il est déformé, oxydé. Sa facture paraît maladroite : l'alliage semble manquer d'homogénéité. Sur son flanc quatre figures identiques, floues, mais fort intrigantes. On pourrait tout aussi bien les comparer à des atlantes qu'à certains dieux celtiques ou à des apsaras bouddhiques : aucun des ces rapprochements n'est vraiment pertinent.


 
 En résumé : un objet probablement perdu lors du naufrage d'un navire, d'usage inconnu, d'époque inconnue, de culture inconnue, avec un décor inconnu. Dur dur !
 
Si vous avez des idées ...

Publié dans objets trouvés

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guillaume 17/01/2013 19:12


Bonjour,
le mortier que vous avez trouvé est fort intéressant.


Il s'agit d'une pièce d'un fondur méconnu du Sud-Ouest de la France que l'on dénomme le "Maître aux Atlantes". Il est connu par une dizaine de mortiers comparables au votre dont la plupart sont
originaires du sud-ouest (ce qui va dans le sens qu'il ait été actif dans cette région).


Vous pourrez voir un mortier comparable sur le site www.bougeoirsanciens.com


Sauriez vous me dire précisément la localisation de la découverte de votre exemplaire?


En vous remerciant par avance.


Bien cordialement.


 


Guillaume

Archéomellois 21/01/2013 10:53



Bonjour,


Il n'y a en effet guère de doute sur la correspondance.


Je ne sais pas qui a trouvé de mortier, ni qui le détient, je vais tâcher de me renseigner.


On me l'avait montré pour idenfication, avec pour seule précision qu'il avait été trouvé dans la mer aux abords de l'île de Ré.


Merci pour vos renseignements, et je vous tiens au courant si j'ai du nouveau.



Claude jolly 06/05/2006 22:11

Une vilaine brise de noroît, une brume crasseuse à ne pas voir à 2 encablures et ce maudit courant de jusant dans ce pertuis breton par vives eaux. Bien sur par 15 brasses de fond nous sommes tranquilles, mais si à moins d’une demi encablure la sonde passe à 3 brasses peut manoeuvrant comme nous le sommes nous ne tarderons pas à entendre craquer nos œuvres vives sur ces maudites roches des Islattes. Voila en peu de mots ce qu’a du penser, quelques secondes avant le naufrage le malheureux capitaine du navire inconnu transportant ce mortier dont nous aimerions tant connaître l’histoire. Oui il est bien dangereux ce banc des Ilsattes sur la côte intérieur de l’île de Ré. Sa pointe marque au sud la passe d’accès au port de St Martin de Ré et au nord l’entrée du chenal menant au fier d’Ars. Aujourd’hui une tourelle cardinale Nord marque la pointe de banc peu fréquentable. C’est Ici que reposait pas 5 mêtres de fond ce curiaux mortier.

Archéospéléo du Mellois 09/05/2006 09:51

Il a pu se dire tout ça, ce capitaine, en utilisant le même savoureux jargon maritime, mais dans quelle langue ? J'aimerais bien le savoir. C'est que le choix est large : celte, phénicien, grec, latin, scandinave, anglais, espagnol, portugais, néerlandais, breton, et même français ou poitevin.

Claude jolly 05/05/2006 22:51

C'et à lile de Ré sur le banc des Islattes

Alexandre Legrand 05/05/2006 10:04

Et si c'étaient tout simplement des tritons du dieu marin Poséidon ?